À bord d’un tuk tuk

La circulation urbaine en Thaïlande est extrêmement dense et anarchique. Dans ce chaos indescriptible et quasi permanent, les tuk tuk constituent souvent le moyen de transport le plus simple et pratique pour se déplacer. Caractéristique de l’Asie du Sud-Est, ce drôle d’engin est l’héritier du tricycle à pédales que l’on peut encore apercevoir quelques rares fois en Thaïlande (voir photo ci-dessus). Au fil du temps, le tuk tuk motorisé, coloré et pétaradant est devenu une véritable icône du royaume et une attraction touristique majeure. En route !

Transport individuel… ou pas

Le tuk tuk se présente sous la forme d’un tricycle aménagé à partir d’une moto sur laquelle ont été greffés un pare-brise, deux roues arrière et une cabine métallique recouverts d’une capote où les passagers s’assoient. Malgré leur petite taille, ils peuvent embarquer jusqu’à trois passagers occidentaux à l’arrière, mais beaucoup, beaucoup plus de locaux. Il m’est arrivé de voir 6 à 7 personnes dans un tuk tuk, ce qui n’est d’ailleurs pas très étonnant puisqu’il n’est pas rare de voir jusqu’à deux adultes, trois enfants et un bébé (ce dernier étant assis entre le réservoir et le guidon) se balader tout sourire sur une même moto en Thaïlande !

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Le tuk tuk n’est pas vraiment le véhicule le plus confortable qui soit. L’espace pour les passagers étant ouvert de toutes parts, on se retrouve évidemment exposé à la chaleur, la pluie, la pollution, etc. Avant de monter dans un tuk tuk, il faut toujours négocier la course avec le chauffeur. Peu d’entre eux parlent l’anglais, mais on arrive toujours à se mettre d’accord sur un prix et une destination, enfin en principe… Le coût moyen d’une course s’élève à environ 150 bahts. Attention à ceux qui vous proposent des circuits touristiques d’une journée ou d’une demi-journée incluant des arrêts dans des boutiques de souvenirs et des bijouteries. Non seulement vous y ferez rarement de bonnes affaires, mais vous avez de grandes chances de vous faire arnaquer en achetant des produits contrefaits, des faux bijoux, etc.

Roi du bitume

Malgré le poids qu’ils sont amenés à porter, leur moteur est généralement de faible cylindrée, comme ceux des petits scooters sans permis en France. Un mystère quand on voit à quelle vitesse certains sont capables de foncer. Il faut savoir que l’un des péchés mignons des chauffeurs (je devrais plutôt dire « pilotes ») de tuk tuk à Bangkok est d’aller le plus vite possible et si possible de faire une belle frayeur aux touristes. À peine êtes vous assis qu’ils foncent pied au plancher rasant au plus près tout ce qui se trouve sur leur chemin, que cela soit des bus, des camions, des voitures, des motos ou des piétons, rien ne les arrête.

Circuler en tuk tuk dans les rues de Chiang Mai
Circuler en tuk tuk dans les rues de Chiang Mai

Le tuk tuk demeure néanmoins un mode de transport plutôt fun et bon marché. Si vous n’êtes pas du genre à aimer vous faire peur, je vous conseille de ne pas tenter le diable et de monter dans l’une des nouvelles générations de tuk tuk basées sur de grosses cylindrées avec des moteurs de 500 à 1000 cc… En ce qui me concerne, je préfère la version classique déjà bien assez véloce à mon goût. À bon entendeur !

© photo principale : Jérôme Cartegini © photos article : Jérôme Cartegini